Pensées particulières ...

Pensées particulières ...
" Être cruel et malfaisant, ne te lasseras-tu point de me persécuter ? Ne te suffit-il pas de me ravir jusqu'à la paix du tombeau ? Quoi ! dans ce séjour de ténèbres où l'ignominie m'a forcée de m'ensevelir, les peines sont-elles sans relâche , l'espérance est-elle méconnue ? Je n'implore point une grâce que je ne mérite point : pour souffir sans me plaindre, il me suffira que mes souffrances n'excèdent pas mes forces; Mais ne rends pas mes tourments insupportables. En me laissant mes douleurs , ôte-moi le cruel souvenir des biens perdus. Quand tu me les as ravis, n'en retrace plus à mes yeux la désolante image. J'étais innocente et tranquille : c'est pour t'avoir vu que j'ai perdu repos ; c'est en t'écoutant que je suis devenue criminelle. Auteur de mes fautes, quel droit as-tu de les punir ?
Où sont les amis qui me chérissaient , où sont-ils ? Mon infortune les épouvante. Aucun n'ose m'approcher. Je suis opprimée, et ils me laissent sans secours ! Je meurs, et personne ne pleure sur moi. Toute consolation m'est refusée. La pitié s'arrête sur les bords de l'abîme où le criminel se plonge. Les remords le déchirent, et ses cris ne sont pas entendus !
Impitoyable dans sa vengeance, il m'a livrée à celui-là même qui m'a perdue. C'est à la fois, pour lui et par lui que je souffre. Je veux le fuir, en vain, il me suit ; il est là ; il m'obsède sans cesse. Mais qu'il est différent de lui-même ! Ses yeux n'expriment plus que la haine et le mépris. Sa bouche ne m'entourent que pour me déchirer. Qui me sauvera de sa barbare fureur ?
Mais quoi ! c'est lui ... Je ne me trompe pas ; c'est lui que je revois. Oh ! mon aimable ami ! reçois-moi dans tes bras; cache moi dans ton sein ; oui , c'est toi, c'est bien toi ! Quelle illusion funeste m'avait fait te méconnaître? combien j'ai souffert dans ton absence ! Ne nous séparons jamais. Laisse-moi respirer. Sen mon c½ur,comme il palpite ! Ah ! ce n'est plus de crainte, c'est la douce émotion de l'amour. Pourquoi te refuser à mes tendres caresses? Tourne vers moi tes doux regards ! Quels sont ces liens que tu cherches à rompre ? pourquoi prépares-tu cet appareil de mort? qui peut altérer ainsi tes traits? Que fais tu ? Laisse-moi : je frémis ! Dieu ! c'est ce monstre encore ! Mes amies, ne m'abandonnez pas. Vous qui m'invitez à le fuir, aidez moi à le combattre ; et vous qui, plus indulgentes, me promettiez de diminuer mes peines, venez donc auprès de moi. Où êtes-vous toutes deux ? S'il ne m'est plus permis de vous revoir, répondez au moins à cette lettre ; que je sache que vous m'aimez encore. Laisse moi donc , cruel ! quelle nouvelle fureur t'anime ? Crains-tu qu'un sentiment doux ne pénètre jusqu'à mon âme ? Tu redoubles mes tourments ; tu me forces de te haïr. Oh ! que la haine est douloureuse ! comme elle corrode le coeur qui la distille ! Pourquoi me persécutez-vous ? que pouvez-vous encore avoir à me dire ? ne m'avez -vous pas mise dans l'impossibilité de vous écouter, comme de vous répondre? N'attendez plus rien de moi. Adieu..."
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 06:58

Modifié le vendredi 16 octobre 2009 13:30

Arpèges de sentiments.

"Crois-tu qu'on puisse s'aimer au point que la mort n'efface pas la mémoire ? Crois-tu qu'il soit possible qu'un sentiment...de nous survive et nous redonne vie ? Crois-tu que le temps puisse réunir sans fin ceux qui se sont aimés assez fort pour ne pas l'avoir perdu ? Est-ce que tu crois à ça ?" (Marc Levy)
Arpèges de sentiments.
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# Posté le mardi 08 septembre 2009 12:01

Modifié le lundi 26 octobre 2009 08:30

Valse perpetuellement interminable au sein de mon être...

Valse perpetuellement interminable au sein de mon être...
Amertume de la vie, extrême dangerosité que tu constitue, tu pique comme tu détruis , tu me consume par tes tristesses et ton manque cruel de sens. Quand le malheur enivre mon âme, personne ne peut me consoler, et ni même l'eau des larmes bien trop versées ne suffisent à déplorer ta cruauté. Mais quand vient le matin et que l'espoir revis en moi comme si chaque jours nouveaux pouvait reconstruire chaque jours passé, je m'effondre de haut en m'apercevant que ta couleur, ta vie et ta joie n'était encore que mensonge. Ma colère grandit , prend une ampleur inimaginable, pourquoi est tu aussi cruelle ? Laisse moi encore le temps de l'aimer ... ne me l'arrache pas comme ces fureurs folles , qui aujourd'hui frappent si mortellement ... Ne m'enlève pas encore une fois le bonheur que tu m'avais procuré. J'ai le mal de vivre, j'ai mal lorsque je m'imagine vivre sans lui, sans ce qu'ont étaient avant. Tu déploie ta haine sur deux êtres fragiles attaché l'un à l'autre. Comment peut tu être aussi colère ? Comment fais tu pour être la vie ? celle qui est censé nous apporter du bonheur à chaque instants de l'existence ... Pourquoi te déchaînes tu contre mon âme si facile à détruire ? Tu es bien pire que l'ignorance, la haine, la terreur, la peur, la jalousie, le malheur et la tristesse même. Tu es cette vie si dur à décrypter et à saisir... celle qui te procure une seconde de bonheur et qui te l'arrache la seconde d'après, celle qui est si dur à captiver pour toute une vie... celle qui me tue , qui me poignarde comme chacun de ses mots... Celle qui m'a volé ma raison de jouer, d'exister à travers notre musique... Plus rien de me rattache à toi , vie, tu es si triste quand tu m'enivre dans ta maladie ravageuse. Je t'en supplie ne le laisse pas me quitter de cette façon, alors que notre histoire n'est pas achevée ... Laisse le moi, comme avant , rien qu'une seconde encore une fois ...

# Posté le samedi 05 septembre 2009 15:21

Modifié le lundi 26 octobre 2009 08:33

Avec le temps ... Léo Férré

 Avec le temps ... Léo Férré
Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le c½ur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Même les plus chouettes souv'nirs ça t'as une de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment... avec le temps... on n'aime plus

# Posté le samedi 01 août 2009 15:45

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 13:10